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Code compagnie aerienne : comprendre et utiliser les codes iata dans vos démarches de transport

Code compagnie aerienne : comprendre et utiliser les codes iata dans vos démarches de transport

Code compagnie aerienne : comprendre et utiliser les codes iata dans vos démarches de transport

Si vous travaillez dans le transport international, vous tombez forcément sur des combinaisons de lettres et de chiffres qui ressemblent à un code secret : AF, LH, 057-12345675, CDG, FRA, etc. Derrière tout ça, il y a un langage commun : les codes IATA. Mal maîtrisés, ils génèrent des erreurs de réservation, des blocages douane, des litiges de facturation. Bien utilisés, ils fluidifient vos démarches de transport et vous font gagner un temps considérable.

Dans cet article, on va se concentrer sur un point précis : le code compagnie aérienne et, plus largement, les principaux codes IATA que vous devez savoir lire pour piloter vos flux aériens sans vous arracher les cheveux.

Pourquoi s’intéresser aux codes IATA quand on gère du transport ?

En pratique, dès que vous touchez à du fret aérien, vous êtes plongé dans l’univers IATA, que vous le vouliez ou non. Quelques situations typiques :

Si ces codes restent flous, vous perdez en autonomie, vous dépendez encore plus de votre prestataire et vous augmentez le risque de malentendu (erreur de compagnie, de routing, de hub, etc.).

À l’inverse, maîtriser le minimum vital sur les codes IATA vous permet de :

Pas besoin d’apprendre tout le dictionnaire IATA. En revanche, comprendre la logique des principaux codes vous évite 80 % des problèmes opérationnels.

Les grands types de codes IATA à connaître

IATA gère plusieurs familles de codes. Dans le cadre de vos démarches de transport, les plus importants sont :

Dans cet article, on va surtout zoomer sur les codes compagnies (lettres et chiffres), mais il est difficile de les dissocier totalement des codes aéroport et des AWB, car ils fonctionnent ensemble dans les documents de transport.

Comment lire un code compagnie aérienne IATA ?

Chaque compagnie a, en principe, un code IATA à deux lettres. Quelques exemples fréquents en cargo :

Ces codes apparaissent partout :

En parallèle, IATA attribue à chaque compagnie un code numérique à 3 chiffres qui sert de préfixe dans certains documents, notamment l’AWB :

Dans un AWB du type 057-12345675 :

Point clé : le code à 2 lettres et le code à 3 chiffres ne sont pas interchangeables. Le premier sert à identifier la compagnie dans les vols, systèmes de réservation et échanges quotidiens. Le second sert pour la traçabilité documentaire et financière (AWB, interlignage, facturation entre compagnies).

Où retrouver les codes compagnies dans vos documents de transport ?

Pour bien exploiter les codes IATA, il faut savoir où les chercher. Dans la pratique, vous les retrouverez aux endroits suivants :

Habituez-vous à les repérer. Cela vous permet de faire un contrôle croisé simple :

Les erreurs fréquentes liées aux codes compagnies (et comment les éviter)

Les codes IATA ne sont pas compliqués, mais dans la pression du quotidien, certaines erreurs reviennent très souvent.

1. Confusion entre compagnie annoncée et compagnie réellement opératrice

Cas typique : le transitaire vous vend un routing sur « LH », mais une partie du trajet est opérée par une autre compagnie dans le cadre d’un partage de code (code share) ou d’un accord interline. Résultat : pas le même hub, pas le même type d’avion, voire pas les mêmes règles sur certaines marchandises (lithium, dangereux, animaux, etc.).

Bon réflexe :

2. Mauvaise interprétation du code dans un système interne

Certains ERP ou TMS utilisent des codes compagnies internes différents des codes IATA (ex : “AIRF” au lieu de “AF”). Lors de l’intégration de nouveaux flux, on voit souvent :

Bon réflexe :

3. AWB rattaché à la mauvaise compagnie

Un cas vu sur le terrain : le service comptabilité reçoit une facture avec un AWB préfixe « 057-XXXXXXX », la rattache à Air France (par réflexe, « on a l’habitude »), alors qu’il s’agit d’une autre compagnie. Au moment du contrôle budgétaire par compagnie, tout est faussé.

Bon réflexe :

Cas pratique : décoder une expédition aérienne de bout en bout

Imaginons une expédition au départ de France vers Singapour, expédiée depuis votre entrepôt proche de Paris.

Votre transitaire vous propose la solution suivante :

Sur la confirmation de booking, vous voyez :

Sur l’AWB (Air Waybill) qui arrive ensuite :

Que pouvez-vous faire avec ces informations, côté « maîtrise des codes » ?

En quelques minutes, grâce aux codes compagnies et aux préfixes AWB, vous pouvez fiabiliser l’ensemble de la chaîne : de la réservation au paiement.

Utiliser les codes IATA pour mieux piloter ses flux et ses KPI

Au-delà des démarches de base (booking, tracking, facturation), les codes compagnies peuvent devenir des leviers de pilotage intéressants.

Quelques exemples concrets :

Autrement dit, ce qui, au départ, ressemble à un simple « code pratique pour réserver un vol », peut devenir un champ structurant de vos bases de données transport, et donc de votre pilotage.

Checklist minimale : ce que vos équipes doivent savoir des codes compagnies

Tout le monde n’a pas besoin de connaître par cœur la base IATA, mais certaines notions devraient être maîtrisées par vos équipes ADV, logistique, transport et même compta.

À minima, chaque acteur devrait savoir :

Pour aller plus loin, vos référents transport ou votre service supply chain peuvent :

Outils et ressources pour gérer les codes IATA au quotidien

Vous n’avez pas besoin de mémoriser tous les codes. En revanche, vous devez savoir où les trouver rapidement et comment les intégrer dans vos process.

Quelques ressources utiles :

L’enjeu n’est pas de devenir « spécialiste IATA », mais de faire en sorte que les codes ne soient plus une boîte noire dans vos dossiers transport. À partir du moment où vous savez les lire, les décoder et les contrôler, vous reprenez la main sur vos démarches et vous sécurisez vos flux.

En résumé, un code compagnie aérienne IATA, ce n’est pas qu’un sigle obscur sur un document : c’est un identifiant clé

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