Entre la théorie de la « logistique durable » et la réalité d’un quai surchargé de palettes filmées, il y a souvent un gouffre. Films plastiques qui débordent des bennes, palettes bois qui cassent, bacs perdus ou empilés à l’infini… Et au milieu, des objectifs RSE toujours plus ambitieux, mais des équipes qui doivent d’abord faire partir les camions à l’heure.
C’est exactement sur ce terrain que se positionne Loadhog, avec une gamme de bacs et palettes réutilisables pensée pour réduire les déchets, sécuriser les flux et gagner du temps en préparation et en transport. L’idée n’est pas nouvelle : remplacer le jetable par du réutilisable. Mais ce qui fait la différence, ce sont les détails opérationnels : ergonomie, compatibilité avec le parc existant, retour à vide, maintenance, ROI.
Dans cet article, on va regarder ce que proposent concrètement les solutions Loadhog, comment elles s’intègrent dans un schéma logistique classique, et surtout quelles questions se poser avant d’envisager un déploiement à grande échelle.
Pourquoi les bacs et palettes réutilisables reviennent au centre du jeu
Avant de parler marque ou produit, il faut regarder les irritants terrain que l’on essaie de traiter.
Sur la plupart des sites, on retrouve les mêmes symptômes :
Dans ce contexte, des contenants réutilisables robustes et standardisés, type bacs empilables/pliables et palettes optimisées, sont un levier logique, à la fois pour la performance économique et pour les objectifs RSE.
Là où Loadhog se distingue, c’est sur un point clé : ne pas se contenter de fournir « un bac de plus », mais proposer un système complet de manutention, avec des solutions pensées pour la fermeture, la sécurisation, la manutention et le retour à vide.
Loadhog en deux mots : une approche système, pas juste un catalogue de bacs
Loadhog est un fabricant britannique spécialisé dans les solutions de manutention réutilisables : bacs, palettes et systèmes de couvercles qui permettent de remplacer le film étirable et de standardiser les flux. Ce qui ressort en visitant un entrepôt équipé, ce n’est pas la « beauté » des bacs mais la cohérence d’ensemble.
Les grandes familles de produits (sans entrer dans les références commerciales) sont les suivantes :
La logique est simple : limiter au maximum les consommables, sécuriser le contenu et gagner du temps sur chaque étape, du picking à la livraison client.
Zoom sur les bacs Loadhog : fermeture, empilage, retour à vide
Le cœur de la proposition Loadhog, ce sont les bacs avec couvercles intégrés. C’est souvent là que les gains les plus visibles apparaissent sur le terrain.
En pratique, par rapport à un carton classique, les bacs présentent plusieurs avantages opérationnels :
Sur un site de préparation de commandes B2B ou retail, l’impact se voit très vite :
Un point souvent sous-estimé : le confort pour les opérateurs. Des bacs aux poignées ergonomiques, de hauteur adaptée, avec des parois lisses et sans agrafes, réduisent à la fois la pénibilité et les micro-blessures. Ce n’est pas ce qui va faire gagner 10 % de productivité d’un coup, mais sur la durée, la différence se sent.
Palettes et systèmes de couvercles : adieu film étirable ?
Côté palettes, Loadhog pousse une idée simple : remplacer le combo palette bois + film étirable par une solution palette plastique + couvercle verrouillable, avec éventuellement un système de sangles intégrées.
Les bénéfices constatés sur les projets que j’ai vus passer sont de plusieurs natures :
Est-ce que cela remplace totalement le film étirable ? Non, pas dans tous les cas. Pour certains flux export, très hétérogènes, ou pour des envois occasionnels, il restera des usages où le film garde sa place. En revanche, sur des boucles fermées bien définies (fournisseurs réguliers, réseau de magasins, plateformes régionales), l’intérêt est évident.
Un exemple typique : un réseau de magasins alimentaires recevant chaque nuit des palettes homogènes de bacs standardisés. Avec palettes plastiques et couvercles, on supprime pratiquement tous les consommables, on fiabilise le transport et on simplifie le retour des supports vers l’entrepôt central.
Impact RSE : comment passer des promesses aux indicateurs
Sur le papier, les bacs et palettes réutilisables sont « verts » par définition. Dans la réalité, ce qui intéresse un directeur logistique ou un responsable RSE, ce sont les chiffres :
Les solutions Loadhog permettent généralement de travailler des indicateurs concrets :
Sur un projet bien dimensionné, il n’est pas rare de viser :
La clé, ici, est d’anticiper la mesure. Avant de déployer, prenez une photo de départ :
Ce benchmark initial permet ensuite de suivre l’impact réel et d’éviter le piège du « ça doit être mieux, mais on n’a pas de chiffres ».
Trois cas d’usage typiques des solutions Loadhog
Pour sortir du discours produit, regardons trois situations fréquentes sur le terrain où les solutions Loadhog trouvent leur place.
1. Réseau de magasins non alimentaires
Contexte : un distributeur textile ou bricolage livre 200 à 500 magasins avec des flux réguliers depuis un ou plusieurs entrepôts.
2. Logistique e-commerce et omnicanale
Contexte : un entrepôt e-commerce qui prépare des commandes B2C mais aussi des réappros magasins ou des livraisons click & collect.
3. Boucles industrielles fournisseur – usine
Contexte : un site de production qui reçoit des composants depuis des fournisseurs récurrents (régionaux ou nationaux).
Comment préparer un projet Loadhog sans se tromper de combat
Passer d’un système « palettes bois + carton + film » à un parc de bacs et palettes réutilisables demande de la méthode. Les échecs viennent rarement du produit lui-même, mais plutôt :
Une approche pragmatique en cinq étapes permet de sécuriser le tir :
Un point clé : impliquer très tôt les utilisateurs finaux (caristes, préparateurs, responsables de quai, managers magasin). Ils auront souvent des remarques très concrètes sur :
Ces retours de terrain sont précieux pour éviter les beaux concepts qui ne passent pas la porte du quai.
Indicateurs de performance : que suivre après déploiement ?
Pour piloter dans la durée, il est utile de suivre quelques KPIs simples et robustes. Sur les projets à base de bacs et palettes réutilisables type Loadhog, on retrouve généralement :
Deux ou trois de ces indicateurs, suivis mensuellement, suffisent à garder le cap et à objectiver les gains – ou à détecter les dérives (pic de pertes sur un magasin, sur une zone géographique, sur un type de flux).
Points de vigilance et limites à garder en tête
Les solutions Loadhog ne sont pas une baguette magique. Il y a quelques limites structurelles à intégrer dès le départ :
Avant de se lancer, il est donc indispensable de répondre à quelques questions simples :
Si ces sujets sont clarifiés, les bacs et palettes réutilisables type Loadhog peuvent devenir un vrai levier de performance durable, et pas seulement un « gadget vert » de plus à présenter dans le rapport RSE.
En résumé, là où les solutions Loadhog prennent tout leur sens, c’est quand elles sont traitées comme un projet d’optimisation de flux à part entière : cartographié, chiffré, piloté. C’est aussi à ce prix qu’on parvient à concilier ce que demandent les équipes opérationnelles (simplicité, robustesse, gain de temps) et ce qu’attend la direction (réduction des coûts, baisse des déchets, image responsable).

